Plus Jamais Ça Loire – Cycle sur la Sécu

Voir le site www.pjc42.fr

Dans la perspective des assises nationales de la coordination Plus Jamais Ça, prévues d’ici juin, les différentes coordinations locales constituées sont invitées à préparer des contributions spécifiques.

Dans la Loire, suite à l’évènement pour les 75 ans de la Sécu organisé en octobre 2020 à l’École Nationale de la Sécurité Sociale de Saint-Étienne, nous avons choisi de travailler sur le thème de la Sécurité Sociale, en croisant les différentes réflexions et projets visant la reconquête de la Sécu et ses possibles développements.

La Sécu peut-elle devenir la base de l’alternative
permettant de sortir du système qui nous mène
au chaos social et écologique  ?

Une première rencontre aura lieu en visioconférence
le jeudi 25 février 2021 de 18h30 à 20h30

A partir des travaux des syndicats et des associations, écrivons ensemble ce que nous voulons qu’elle soit, et comment elle pourrait être développée, dans une perspective de mutation sociale et écologique radicale, hors fonctionnement capitaliste, en alliant à la santé, l’alimentation, le logement, l’énergie, les transports, la culture, la restauration des écosystèmes…

La rencontre sera animée par Fanny Vincent, Maîtresse de conférences en science politique à l’université Jean Monnet de Saint-Étienne  

Les projets de reconquête et d’élargissement du système de Sécurité Sociale seront présentés par les représentants locaux des organisations syndicales CGT, Solidaire et FSU et des organisations et collectifs citoyens travaillant sur les perspectives de Sécurité Sociale de l’alimentation (Mathieu Dalmais), de l’énergie et si possible du logement….  

Après synthèse, nous échangerons sur les perspectives que ces différents projets peuvent ouvrir en terme de transformation globale dans une dynamique de convergence.

Annuler les dettes publiques détenues par la BCE pour reprendre en main notre destin

Le 05 février 2021, près de cent cinquante économistes de treize pays européens, ont signé et publié un appel à l’annulation des dettes détenues par la Banque centrale européenne, en échange d’un plan d’investissement européen.

Voir la tribune publiée en ligne sur : https://annulation-dette-publique-bce.com/

EXTRAIT :

Le débat sur l’annulation des dettes détenues par la BCE connaît un fort retentissement en France, mais aussi en Italie, au Luxembourg, en Belgique, dans les couloirs des institutions européennes, auprès des représentants de la BCE elle-même et des différents ministères des finances de la zone euro.

… La monnaie cesse pour un instant d’être cet objet soustrait à la délibération collective et confiée à une banque centrale indépendante des pouvoirs politiques mais dépendante des marchés financiers. … 25 % de la dette publique européenne est aujourd’hui détenue par leur banque centrale. Nous nous devons à nous-même 25 % de notre dette et si nous remboursons cette somme, nous devrons la trouver ailleurs, soit en réempruntant pour faire rouler la dette au lieu d’emprunter pour investir, soit en augmentant les impôts, soit en baissant les dépenses.

Il y aurait pourtant une autre solution. En tant qu’économistes, responsables et citoyens engagés de différents pays, il est de notre devoir d’alerter sur le fait que la BCE pourrait aujourd’hui offrir aux États européens les moyens de leur reconstruction écologique, mais aussi de réparer la casse sociale, économique et culturelle, après la terrible crise sanitaire que nous traversons.

…Les annulations de dette constituent des moments fondateurs. Ce fut le cas à la Conférence de Londres, en 1953, quand l’Allemagne bénéficia d’un effacement des deux tiers de sa dette publique, lui permettant de retrouver le chemin de la prospérité et d’ancrer son avenir dans l’espace européen. Mais l’Europe ne traverse-t-elle pas aujourd’hui une crise d’une ampleur exceptionnelle qui appellerait des mesures tout aussi exceptionnelles ? …

Par ailleurs, nous avons la chance d’avoir un créancier qui ne craint pas de perdre son argent : la BCE. Notre proposition est donc simple : passons un contrat entre les États européens et la BCE. Cette dernière s’engage à effacer les dettes publiques qu’elle détient (ou à les transformer en dettes perpétuelles sans intérêt), tandis que les États s’engagent à investir les mêmes montants dans la reconstruction écologique et sociale. Ces montants s’élèvent aujourd’hui, pour l’ensemble de l’Europe, à près de 2 500 milliards d’euros. De quoi répondre enfin aux attentes du parlement européen et surtout à la sauvegarde de l’intérêt général.

La BCE peut se le permettre sans aucun doute. Comme le reconnaît un très grand nombre d’économistes, même parmi ceux qui s’opposent à cette solution, une banque centrale peut fonctionner avec des fonds propres négatifs sans difficulté.

Elle peut même créer de la monnaie pour compenser ces pertes : c’est prévu par le protocole n°4 annexé au traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Ensuite, juridiquement, contrairement à ce qu’affirment certains responsables d’institutions, notamment de la BCE, l’annulation n’est pas explicitement interdite par les traités européens….

…Il est évident que l’annulation des dettes publiques détenues par la BCE, même conditionnée à des réinvestissements, ne saurait constituer l’alpha et l’oméga de toute politique économique. D’abord, la BCE n’interviendrait que pour libérer des marges de manœuvre budgétaires aux États et n’investirait évidemment pas elle-même… …Il ne faudra bien sûr pas s’en contenter : d’autres mesures doivent être prises en matière de réforme des critères de dette et de déficit, de protectionnisme écologique et solidaire, de réformes fiscales visant à réduire le niveau des inégalités et à changer les comportements, d’impulsion donnée aux banques publiques d’investissement et de réforme des règles relatives aux aides d’État. Une nouvelle gouvernance européenne, notamment par le passage à la majorité qualifiée en matière fiscale, doit aussi être mise en œuvre.

L’Europe ne peut plus se permettre d’être systématiquement bloquée par ses propres règles. D’autres États dans le monde utilisent au maximum leur politique monétaire, en appui de la politique budgétaire, comme la Chine, le Japon ou les États-Unis… …Nous devons nous aussi réfléchir à nous servir du pouvoir de création monétaire de la BCE pour financer la reconstruction écologique et sociale, sous contrôle démocratique. L’annulation des dettes publiques qu’elle détient, en échange d’investissements par les États, constituerait un premier signal fort de la reconquête par l’Europe de son destin.

Initiateurs

  • Nicolas Dufrêne, haut fonctionnaire et directeur de l’Institut Rousseau ;
  • Laurence Scialom, professeure à l’université Paris-Nanterre, EconomiX ;
  • Jézabel Couppey-Soubeyran, maîtresse de conférences à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne ;
  • Baptiste Bridonneau, doctorant à l’université Paris-Nanterre, EconomiX ;
  • Gaël Giraud, directeur de recherche au CNRS, président d’honneur de l’Institut Rousseau;
  • Aurore Lalucq, économiste, cofondatrice de l’Institut Veblen ;

Bienvenue

Ce site est une transcription du site « Vers un projet commun écosocialiste » choisissant de se centrer sur les propositions concernant le projet de Sécurité Sociale et Écologique Universelle.

Associé à l’appropriation citoyenne et démocratique de la création monétaire, à l’ampleur des besoins, ce projet peut permettre de relever les immenses défis écologiques et sociaux de notre temps, en rompant avec le système qui propulse aujourd’hui l’humanité vers le chaos ou l’extinction.

La nécessité de sortie du capitaliste est affirmée dans la version écosocialiste du projet. Elle l’est moins dans cette version, afin de permettre un accès plus facile aux propositions faites pour celles et ceux que cette approche gêne ou rebute.

Pour autant, lorsque la résistance s’est organisée contre le nazisme en 1939, des personnes d’horizons politiques ou idéologiques parfois totalement opposés ont choisi de joindre leurs forces, au péril de leurs vies, pour repousser l’inacceptable et donner chance à un avenir heureux pour leurs enfants.

Dans le contexte actuel, les scientifiques partout sur la planète montrent et affirment que nous sommes maintenant entré.es en phase de destruction accélérée du vivant pouvant mener l’humanité à sa propre fin d’ici quelques décennies.

De tout bord, nous sommes nombreuses et nombreux à constater que le système aujourd’hui dominant, fondé sur la course aux profits et la protection des intérêts des grands investisseurs, des banques privées, des multinationales et de leurs actionnaires, continue son expansion au détriment de l’ensemble de l’humanité. L’alternative à ce système, alliant profits financiers et destruction des écosystèmes, est donc un impératif majeur, quelque soit le nom que nous lui donnions.

Partageant ce constat et déterminé.es à donner chance à notre humanité, il est urgent de changer ensemble nos modes de production, de consommation, de transport, d’utilisation de l’énergie et des ressources, autant que nos rapports au vivant.

Nous avons pour cela besoin d’un projet concret et mobilisateur qui soit capable de réveiller notre volonté de libération face à se qui qui détruit. Nous avons besoin de voir une sortie possible réellement prometteuse d’un avenir souhaitable pour toutes et tous.

Les propositions faites dans ce site cherche à atteindre cet objectif, aussi ambitieux que vital.

Merci de votre intérêt.

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